Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 08:06

5420479171_8f5f57aed4.jpg

  Le journal déplié sur le trottoir n'en finit plus d'annoncer le chaos. C'est la fin du système bancaire et financier, la fin de l'Europe, la fin du monde te

l que nous le connaissons. Nous allons rebasculer dans le Moyen Age. Les enfants de la crise ne connaîtront jamais de Trente Glorieuses. Des Foireuses oui, mais des Glorieuses non. L'austérité guette le chaland et la société sensée protéger le peuple va le dépouiller. Voilà quelques pistes de joyeuses réflexions proposées par des éditorialistes enthousiastes dans ce bout de journal.

 

  Lui, il a posé quelques châtaignes chaudes dessus. Le type qui les cuit sur son bidon vient de lui en refiler. Elles fument tranquillement sur le trottoir, tandis qu'il rêvasse allongé sur un carton de fortune. Le boulevard se réveille peu à peu, et les voitures commencent à sortir de leurs parkings souterrains. Bientôt, un fleuve de tôles multicolores coulera devant lui, l'isolant une nouvelle fois du trottoir d'en face et de son grand panneau publicitaire. Quelques ouvriers matinaux s'y affairent, collant une affiche sur laquelle on voit des nains infidèles au Père Noël tapiner pour les magasins Carrefour. Il imagine le vieux trahi dans son igloo, une bouteille de vodka à la moufle. Alors il sourit.

Derrière la grande vitrine du kiosque, on peut voir une page des Echos. On nous informe que « l'Europe et les Etats-Unis sont dans la tempête ». Leurs finances dégringolent, leurs marchés ont peur et du coup, leurs bourses rétrécissent. Bientôt, on ne parlera plus des pays occidentaux mais des pays occis.

  Lui, il a eu froid la nuit dernière. Que voulez-vous ? La tempête du clochard, si l'on prend en compte l'organisation mondiale des saisons,  est une véritable crise systémique. La température recommence à chuter. Les sans-abri ont peur. Et leur espérance de vie rétrécit. Bientôt, la neige recouvrira le macadam, mais aussi les macchabées.

La question est de savoir quelle ampleur aura cette tempête. Est-ce comme en vingt-neuf ? Que vont devenir les banques ? « Et si on en parlait ? » propose la Société Générale. Ben oui, ça serait la moindre des choses, pensent les gens qui ont placé leurs thunes chez eux! Alors « Parlons d'avenir ! » s'exclame la BNP en ricanant. Ouh la la, ça sent le traquenard, non ? Non, car on garde vos économies bien au chaud. Ne vous inquiétez pas. Où ça ? « Là où votre argent est heureux ! » répond ING Direct en se signant. Mort de rire, la Banque Postale conclut par son ancien slogan : « Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle ! »

  Lui, il se demande combien de temps la température va rester au-dessus de zéro. Va-t-on revivre un hiver comme en cinquante-quatre ? Chaque fois que le mois de décembre approche, il a peur. Alors parfois faut que ça sorte. Et il se met à haranguer les badauds en gueulant qu'il a « les boules de Noël » !

  A ces mots, les passantes aux épais manteaux se renfrognent. Leurs têtes toutes maquillées de rose sont ternies par l'invective du sauvage en haillons, à la manière des premiers frimas qui jettent l'opprobre sur des pétales multicolores. A l'instar des fleurs, les jolies flâneuses se fanent. Et les premiers passants... ne font que passer. Contournant soigneusement ce morceau un peu sale de réalité offert, ils se dirigent vers le kiosque à journaux. Là-bas, ils achètent les informations afin d'appréhender au mieux la réalité de demain.

  Ils ne voient pas son visage émacié par la faim. La rudesse de ses traits, qui ont pris pour exemple les tracés rectilignes des boulevards haussmanniens. Cette barbe incontrôlée, comme une forêt broussailleuse naissant en plein cœur de la ville. Ces yeux bleus comme le ciel qu'il côtoie dangereusement. Cet immobilisme, qui risque de faire de lui un arbre de plus sur le trottoir.

  Et les yeux noyés dans leurs doubles pages, on dirait qu'ils font de plus en plus la gueule.

  Lui, il rigole. Il a déjà poussé son caddy sur le côté pour leur faire un peu de place. Il regarde les châtaignes. Elles ne fument déjà plus. L'hiver arrive.

  Mais qui sait ?

  Peut-être auront-ils le temps de les partager ?

Par Frédéric MOGA - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 09:16

Chat-sur-le-toit.jpg

 

                                                                     
                 
 

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce matin, à une heure prématurée, alors que je descendais les escaliers d’un pas encore lourd de sommeil, je le vis. 

 

Le cadre de la fenêtre enceignait l’enchevêtrement de silhouettes familières qui, dessinées sur un papier de verre à double vitrage, se trouvaient suspendues sur le papier peint du couloir comme dans un musée. C’était la première fois que je me réveillais dans une galerie. Qui plus est, une expo à domicile. C’est étonnant, je vous l’assure. <--break->

Mais revenons au tableau de maître. L’auteur, Pierrot la Lune pour les initiés, est un artiste engagé. Tout son travail suit une voie bien lactée. Il se reconnaît aux jeux d’ombres et de  lumières qui irradient des paysages spécifiques au spectateur. Des tuiles roses devant lesquelles je passe sans y prêter attention, il les érotise en les fardant de dentelles noires. Il mêle nos décors et comble l’envie que j’avais de toits. Cheminées bien dressées vers le ciel, l’astre tâche sa toile de fumée sans couleur, nous réchauffant le corps de feux crépitant aux âtres de poêles fantômes.

Devant cette nuit flamboyante d’étoiles, j’espionnais une forme courbe qui se détachait sur les lignes sombres et régulières d’une cime de maison.

Mon chat ! C’était mon chat ! Les demi-cercles dont le dernier portait des oreilles, ne me firent pas douter un moment que tant d’embonpoint ne pût orner le bide d’un autre chat que le mien.

 J’éteignis la lumière pour mieux le distinguer dans l’obscurité, jetant mes yeux par la fenêtre et retenant mon souffle pour ne pas embuer la vitre frontière. Mes moustaches collées au carreau, j’observais mon mistigri en habit de sphinx dans ce désert qui envahit nos villages quand il fait encore nuit.

Raminagrobis guettait-il de gros rats bien gras, ou attendait-il son pote Félix pour philosopher sur le faîtage ? Fichtre ! Il ne faisait qu’attendre l’automne.

Tout en lorgnant quand même le grand peuplier dans lequel des dizaines de piafs chantaient. Ces derniers, matinaux de nature, peu soucieux de taper la nuit déclinante de sifflements, préparaient leurs valises. Et oui, les oiseaux prennent leurs vacances en automne. Du moins, ceux de la zone tempérée.

Encore une fois, Angora, le petit chat de la maison, la méchante panthère du peuple des pinsons, regardait sa pitence savoureuse plier bagages.

Quelle classe ce chat ! Il demeurait là, sur le toit, stoïque, acceptant sans broncher la loi qu’imposaient les saisons.

Les oiseaux partis, je n’admirerai plus mon chat méditer sur les tuiles de la maison voisine.

J’ai bien l’impression que le musée ferme.

Demain, je me réveillerai dans un cirque, où les félins sautent par-dessus les fauteuils pour kidnapper quelques souris indigènes.

              J’en ronronne d’avance.
Par Frédéric MOGA - Communauté : Un monde plus beau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 09:46

 

monde.jpg Des enseignants qui s’immolent, ou bien qui attaquent des préfectures au sabre… des débats politiques interminables où l’on dit la même chose. Des nouvelles en provenance d’Israël qui n’en sont pas. Une allégeance quasi religieuse à un fabriquant d’ordinateur.

C’est n’importe quoi. <--break->

Les yeux des gens s’embrument. Et ils ne savent plus dans quelle direction porter leurs regards.

Les professeurs, du haut de leurs savoirs devraient être en mesure de faire la part des choses. Il existe un autre monde que celui que l’on nous vend. La culture est une arme bien supérieure au sabre. Les poètes et les grands maîtres hurlent plus que jamais leur vision d’un monde réel, où les saisons s’écoulent sans que personne n’y prenne garde. Aujourd’hui, l’instantanéité de l’information atteint nos comportements. Nos cerveaux, assaillis par la vitesse, saturent de mauvaise musique et de voix inutiles. Dans un ultime réflexe d’autodéfense, éteignons les haut-parleurs. Prenons place dans ce fauteuil qui nous attend depuis trop longtemps, et écoutons les grands hommes, ceux dont le message est si essentiel que leurs voix s’affranchissent du temps et de la mort.

Il faut lire les livres, et arrêter un peu avec les tablettes et autres artifices modernes qui donnent de l’importance au flacon, méprisant l’ivresse de vivre naturellement. Si l’on réussit à s’enivrer du vol de l’albatros, pourquoi mourir alors qu’il existe encore tant de poèmes à vivre ? Le monde est magnifique, malgré ce qu’on nous fait croire ! Et vous savez quoi ? On vit dedans!

Laissons les beaux parleurs de côté. Tout ce qu’ils disent est sans valeur… tout ce qu’ils disent… ils le disent, c’est tout ! Ne perdons pas de temps à ces discours égocentriques qui cachent mal le mépris que ces gens ont du peuple. Tendons un peu plus l’oreille. Il existe des sons incroyables partout autour de nous. Ecoutons nos enfants. Ils apostrophent des amis imaginaires au lieu de nous parler ! Demandons-nous pour quelle raison futile leurs borborygmes sucrés ne finissent pas en desserts dans nos assiettes à l’heure du journal télévisé.  Ils ont pourtant beaucoup de choses à dire, les gosses. Ils vendent des mots précieux contre un peu d’attention. Pas d’enfant ? Ce n’est pas grave. Il y a toujours les oiseaux qui piaillent, affairés par l’arrivée de l’automne. Parfois, on entend aussi la musique douce et paisible du chat qui ronronne dans le salon, impatient de se vautrer sur le fauteuil devant un bon feu de cheminée.

Le monde est beau. Que voulez-vous, c’est comme ça!

Il ne se résume pas à des guerres interminables. Il y a aussi des pays en paix ! Le bien et le mal sont présents un peu partout. Il ne faut pas voir que le mal. Le bien illumine ici le sourire d’un vieux musicien qui n’avait plus touché de violon depuis des années. Là-bas, dans cet autre décor, des dizaines de villageois construisent une maison pour de jeunes mariés.

Il faut réévaluer ce qui a de l’importance dans nos existences.

L’actualité est chargée en drames, comme souvent. Celui qui me touche le plus, c’est cette enseignante qui s’est immolée par le feu. Je me souviens d’avoir connu un moment de solitude quand j’ai publié mon article L’idée qui brûle. J’y  regardais d’un œil plutôt circonspect l’immolation du jeune vendeur d’oranges que la presse s’était empressée de canoniser. Certains parlaient d’un acte héroïque, tentant de me renvoyer dans les cordes en brandissant bien haut l’argument du désespoir, dans un grand élan romantique … Alors que pensent-ils de notre enseignante ? Vont-ils en faire une nouvelle Jeanne d’Arc ? Tiendraient-ils le même discours si leurs enfants avaient assisté à la scène ?

Je ne nie pas l’existence d’un certain désespoir. Mais cette brume froide et aveuglante doit être impérativement évacuée avant qu’elle ne se mue en un brouillard toxique susceptible de s’embraser à tout moment.  

Pour ceux qui se sentent investis d’une mission, qu’ils fassent ce qu’ils ont à faire. Mais pour ceux qui  hésitent un peu avant de craquer l’allumette, je  leur conseille de regarder par la fenêtre, ou bien, quitte à me répéter, d’ouvrir des livres.

Relisez Le paradis perdu  de Milton, et souvenez-vous que le plus beau poème écrit en langue anglaise fut dicté par un aveugle.

Voyez comme les premiers feux de bois enfument les cheminées de nos villages.

Eteignez vos autoradios, et observez les bosquets dans le brouillard. On dirait que le monde nous offre un archipel entier émergeant d’un océan de lait !

Sentez l’odeur du froid qui s’annonce aux fenêtres d’une chambre, dans laquelle Baudelaire contemple toujours les splendeurs de sa maîtresse endormie.

Admirez le ciel que l’automne incendie, vous offrant un bouquet flamboyant que seule la nuit concurrence,  lorsqu’elle fait grimper sur la voûte céleste sa clématite d’étoiles ; c’est ça la perfection.

Ce n’est pas n’importe quoi. C’est presque de la magie.

Il suffit de regarder ; les amis, le monde est magnifique !

Par Frédéric MOGA - Communauté : Un monde plus beau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 17:49

photoJ’ai laissé mes filles arracher les roses…

Perché dans mon cerisier, j’observais le ciel pour me détendre et oublier le monde autour de moi. Le pays allait trop vite alors j’ai eu besoin d’admirer ce fleuve d’azur limpide et placide, qui coulait lentement à travers les branches.

Il faut dire que l’anniversaire du TGV me donnait la nausée à grande vitesse. Tous ces paysages traversés sans avoir le temps de les regarder.

La nuit, les scintillements lumineux émanent des foyers et se muent en lignes de feu pyrogravées sur les fenêtres sales du wagon. Seule une poignée d’étoiles luit dans les nuits du TGV, mais déjà obscurcie par l’éclat maladif de quelques néons. Même au mois d’août la vitesse éclipse la voûte céleste. Et c’est la galaxie qu’on éteint.

De jour, on n’entend même plus les vaches devenues tâches blanches et noires dans un canevas de vert. D’ailleurs, il paraît que les bovins ne parlent plus. Ils snobent l’homme moderne assuré de ne pas se faire beugler dessus par surprise au détour d’un chemin creux. Marguerite n’invite plus le promeneur solitaire à aller se faire voir dans le champ d’à côté. Il paraît que le bonheur est dans le pré, mais en fait on ne sait plus trop. Aujourd’hui l’adage est devenu une émission télé où l’on observe les gens de la campagne comme on s’amuse des chèvres au salon de l’agriculture. Et, sans se rendre compte que nous avons déjà viré mouton,  on est tout étonné qu’avec ce genre de programme notre écran de sente pas encore la bouse…

Tous ces villages traversés que l’on ne reconnaît plus, aux chemins de traverses abandonnés au profit du chemin de fer et des autoroutes nauséabondes. Je n’ai même plus le temps de guetter les lourdes maisons de pierres derrière lesquelles les jours de chance, on pouvait voler l’image d’une villageoise démêlant ses cheveux dans l’encadrement d’une fenêtre…

Par bonheur, mes filles se sont pointées sous le cerisier. Elles ne m’ont pas vu. Et, comme si elles se foutaient de la gueule d’un monde sans cesse en mouvement, elles sont restées immobiles à renifler quelques roses de Damas.

Je les regardais, me demandant si j’avais eu raison de les emmener vivre avec moi au milieu de la campagne. Ce n’était pas là qu’elles apprendraient à vivre à toute allure et à réussir dans le monde moderne.  Mais au fond, je n’étais pas inquiet. J’avais un bon plan  pour elles.

Mes filles deviendraient fabricantes de valises !

Un métier en or. Quitte à refuser la rapidité, pourquoi ne pas équiper les autres ? Tant qu’il y aura des trains, il y aura besoin de valises !

Elles feraient aussi fortune en fournissant en sacoches et mallettes tous les ministères français. Sans oublier l’Elysée ! Et puis il y a tout le marché africain à reconquérir. C’est la pénurie de valise là-bas depuis que nos dirigeants sont repartis. Ils ont besoin de se réapprovisionner s’ils veulent qu’on revienne chez eux. D’ailleurs, un vieux dicton ivoirien dit ceci : « Pas de valise de billets, pas de ministre français ». Non vraiment, fabriquant de valises c’est la fortune assurée !

Et même si ces pratiques s’arrêtent du jour au lendemain – vous en doutez ? - mes braves petites délocaliseront en Nouvelles Zélande. Les équipes de France de rugby aiment bien se rendre là-bas pour prendre des valises.  C’est presque une tradition.

Mes filles ont brusquement arraché les fleurs. Mais je n’ai pas bronché. Je n’ai pas sauté de la branche pour les plaquer au sol. J’ai juste laissé faire.

Elles ont jeté les roses dans le ciel. Et j’ai alors admiré le spectacle de ces pétales de fleurs qui leur retombaient lentement sur la tête. Ce  n’était rien d’autre que des petits nuages blancs extirpés au grand fleuve d’azur. Des morceaux de firmament qui s’abattaient sur terre en petites éclaboussures.

J’ai alors prié pour que mes filles s’émerveillent toujours plus de la nature que de la technologie.

Qu’elles préfèrent définitivement les roses aux trains à grande vitesse.

Du haut de mon arbre, je les ai regardées partir. Elles riaient, les vêtements tâchés de ciel et les cheveux pleins de parfum.

Par Frédéric MOGA - Communauté : Un monde plus beau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 19:41
Couverture Tribulations
Après Rue Jean Moulin , par laquelle Boris effectuait son entrée dans l’âge d’homme, Tribulations d’un jeune homme en haute atmosphère s’offre à franchir une nouvelle étape. À nouveau, le lieu, la Bolivie, agit comme un puissant révélateur. Images produites hautes en couleurs. Images parlantes.
Mais, passage d’un âge à un autre, le héros et le narrateur se confondent, pour ne plus parler qu’à la première personne du singulier. L’âge adulte est atteint.
Récit autobiographique, nouvel enjeu d’un destin déployant ses ailes, il se nourrit pourtant de multiples distorsions avec la réalité. Car il ne s’agit pas tant d’atteindre à la vérité que de créer le mythe. Dotée d’une mémoire plusieurs fois millénaire, la Bolivie s’y prête à merveille.
[...] Coup de corne de brume à l’appui, tout le monde est surpris. Mais c’est nous, c’est notre Enrique qui donne de la voix ! Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Dans le même temps, en écho, autre coup de klaxon trois-tons, et donc différent du nôtre, il s’agit de quelqu’un d’autre, d’un autre camion venant en sens inverse. Quoi d’autre sinon? Il fallait s’y attendre, depuis le temps ! Mon sang ne fait qu’un tour, je vérifie la largeur de la piste par l’arrière du camion : trop étroite pour se croiser, ça ne passe pas, et je n’ose envisager la marche arrière dans ces conditions [...]
Souscription ouverte !
Il suffit de télécharger le bon de réservation ici: http://www.les2encres.net/fichiers/reservations/resatribulat.pdf
Par Frédéric MOGA - Communauté : le texte voyageur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus